Après presque deux mois en Inde, on peut dire qu'on a appris à tester nos limites comme rarement auparavant! Notre tolérance à la fatigue et à la chaleur, aux trains et bus en retard, aux bains de foules, aux odeurs de merde et d'urine mêlées aux épices, aux fleurs, à l'encens, à la soif, à la faim, à la bouffe toujours épicée, aux mouches et autres bébittes, aux crachats, pets, rots et défécations en public, aux petites arnarques et autres usurpations, aux enfants qui quêtent avec trop d'insistance, aux klaxons tonitruants... Vraiment, ce qu'on retient, c'est que l'Inde nous teste constamment... et au moment où l'on croit que l'on va casser, que notre coche va péter, l'Inde vient nous charmer avec ses nombreuses et incomparables merveilles: son peuple, sa gentillesse, ses sourires, ses paysages, ses couleurs, ses animaux, sa musique... sa vie, quoi! Ce sous-continent est fascinant, déroutant, dérangeant; il y a tellement de faces à découvrir et à comprendre dans cette culture si différente de la nôtre... Nos sens sont gavés! Faut dire qu'on se l'ai vraiment pas fait en pépères notre fameux périple indien!
C'est a Dharamsala, au pied des Himalayas que le voyage se termine... et quelle fin heureuse! Dharamsala; lieu d'accueil de la communauté tibétaine en exil.
Celle-ci amène une vague de douceur et de calme à l'Inde bruyante et chaotique. Les drapeaux du Tibet flottent à travers les drapeaux de prière accrochés aux arbres, des affiches "Free Tibet" se mêlent aux nouvelles de l'heure sur la situation au Tibet et la préparation des Olympiques d'été à Bejiing. Comme timing, on ne pouvait pas trouver mieux! Des parades pacifiques à la chandelle sont organisées tous les jours à travers la petite ville jusqu'au Temple du Dalai Lama.
Le calme des Tibétains face aux attrocités subies par leur peuple déconcerte: torture, emprisonnement, stérilisation forcée, menaces, assimilation, génocide culturel... On aurait envie d'hurler à l'injustice, de se révolter, d'organiser des manifestations monstres, de boycotter la Chine... Eux restent tranquilles, souriants, optimistes, attendant calmement les jours meilleurs.
Les rencontres avec les Tibétains sont émouvantes. La plupart ont mis un mois à traverser les Himalayas à pied avant d'arriver en Inde. On s'est lié d'amitié avec un moine bouddiste adorable (et toujours souriant!!!) et, Oh comble du bonheur, on a vu le Dalai Lama !!! Et oui, Sa Sainteté est revenue des États-Unis hier et une cérémonie était organisée en son honneur et en sa présence au temple ce matin !! Définitivement, la chance nous sourit jusqu'à la fin!
Je termine en vous demandant de vous informer sur la cause du Tibet, d'écrire au Premier Ministre Harper pour qu'il incite ses collègues du G8 à boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques et pour que nous tous, au tant que possible, limitions notre consommation de produits chinois... aussi longtemps qu'il n'y aura pas respect des droits humains au Tibet. www.freetibet.org
Nous prendrons le bus demain soir pour Delhi, ou la température est de 45 degrés! Il est temps de dire Ce n'est qu'un aurevoir à l'Inde!
À nous le printemps clément québécois!
M & Y
Le 12 avril 2008 restera définitivement gravé dans nos mémoires: levés vers 5h30 avec le soleil, arrivés sur le site du Taj Mahal juste pour son ouverture, avant qu'il n'y ait trop de monde... Même eu droit à deux minutes en solitaires, à chanter à l'intérieur de ce tombeau géant construit par amour (l'histoire du Taj Mahal est d'une romance immonde...). Wow! Il faut voir cette merveille architecturale au moins une fois dans sa vie! On ne peut que rester coi devant tant de Génie, tant de Beauté, tant d'Immensité.
Après avoir fait un beau tour d'Agra, nous nous dirigeâmes vers Hardwar. Cette ville de plus de deux cent milles habitants est traversée par le Gange, beaucoup moins pollué qu'à Varanasi parce que plus au Nord (lire le début de notre voyage...). Nous nous sommes donc baigné dans son Holy Water, question de purifier nos péchés! Étant les deux seuls occidentaux (dans mon cas, plus blanc que blanc), nous devînmes vite l'attrait touristique des milliers d'Indiens venus passer leurs vacances dans cette cité sacrée. Et moi qui pensais relaxer et lézarder loin des caméras pendant ces quelques semaines en Inde... on ne m'aura jamais autant tiré le portrait qu'ici! ''One snap sir?'' Please, one photo sir... with madame, please?''! Ça fait quand même du bien de se rapprocher des Himalayas. Nous avons visité Mossurie à plus de 2000 mètres, ou nous assistâmes à une manifestation pacifique pour la libération du Tibet.
Depuis vendredi dernier, nous vivons à Rishikesh, capitale mondiale du yoga! C'est ici que les Beatles séjournèrent à la fin des années '60. Nous avons d'ailleurs fait une visite illégale (!) du Ashram qui les hébergea (abandonné et en décrépitude depuis 1997)... C'est plutôt impressionnant de voir toutes ces bâtisses artistiquement sculptées, ces minis temples, ces immenses jardins de fleurs sauvages et d'imaginer John, Paul, Ringo, George et leurs femmes habiter les lieux! Mon coeur de ti-cul s’est payé deux, trois free-games!!!
Nous logeons dans une jolie et paisible chambre d'un Ashram au pied d'une montagne, en bordure du Gange. Nous faisons du yoga matin et soir avec un professeur qui m'enseigne aussi le sitar en privé. Bref, on aime vraiment cet endroit. Nous ne repartirons que mercredi, direction Daramshala, lieu de résidence du Dalai Lama. D’ici la nous profitons du soleil et des différentes activités offertes (le jour de la Pleine Lune, nous sommes allés en rafting: 18 km sur le Gange en furie, mmm!), en plus des quelques spectacles de musique et de danse. La vie est bonne, sab kuch milega (tout est possible)!
M & Y
On est allé fêter mon anniversaire dans la jungle! La journée du 5 avril a débuté à 5h00 avec un safari en Jeep (on a vu deux chacals, des bisons, des biches et des dizaines de paons... pas de tigre, ni d'éléphant!). En début d'après-midi, on partait faire du rafting sur la rivière Kali avec une gang d'indiens. Imaginez: 8 dans le bateau, les hommes, tous avec des moustaches et des pantalons longs, les femmes en habit traditionnel, impossible de leur faire enlever leurs bijoux: chaînes aux chevilles, au cou, boucles d'oreille, de nez, point rouge dans le front... le tout, avec une veste de sauvetage, un casque sur la tête et une pagaie dans les mains... ça valait les tigres et les éléphants manqués!
Après un massage ayurvédique (je te huile comme une frite et je te frotte en bûcheron pendant 1h30...), on a pris un train de nuit pour Bangalore. Ceux qui auront vu les reportages de Céline Galipeau à Radio-Canada s'imagineront une espèce de Shangai de l'Inde... détrompez-vous. On sent bien sûr un peu plus de richesse, de modernité, de beaux grands jardins, quelques femmes en jeans, quelques couples d'amoureux se tenant par la main, des pubs de bière ou de pilules du lendemain, les conducteurs de motos portent souvent des casques... oui, pour ces raisons, Bangalore est plus progressiste que le reste de l'Inde, mais après avoir parcouru la ville en rickshaw, on est encore bel et bien en Inde: du chaos, des klaxons, des saris, des temples et du smog! (Mention spéciale tout de même à Bangalore pour ses espaces verts!).
C'est finalement à Jaipur que nous avons passé les derniers jours. Capitale du Rajasthan, c'est la cité des temples de maharajas et maharanis (viva Kamasutra!). On s'est tapé de folles journées de 14-16 heures pour visiter le maximum de temples, de boutiques et de shoppes de textiles et de fabriques de bijoux... ouf! Au grand soleil... pis à 25 cennes le casseau... cueillir des fraises dans un champ d'fraises... (RBO encore et toujours!). On a aussi passé un après-midi dans un temple à Balaji où des exorcismes avaient lieu... Genre d'endroit où les gens vont se libérer de leur(s) démon(s)... ça vaut le déplacement (6 heures, aller-retour en rickshaw...). Après ça, t'as hâte aux Îles-de-la-Madeleine!
Nous partons demain pour la ville d'Agra. Nous y dormirons demain soir pour nous lever tôt vendredi, question d'aller admirer le Taj Mahal au levé du jour.
À plus!
M & Y
Ce fut bon d'enfin mettre les pieds sur le site des Jeunes Musiciens du Monde fondé par les deux québécois Mathieu et Blaise Fortier. Implantée dans la jungle montagneuse de Kalkeri, c'est un vrai petit éco-village que cette école de musique. C'est impressionnant de voir tous ces jeunes enfants, entre 6 et 15 ans, répéter de leurs instruments (tablas, harmoniums, sitars, violons, voix) et travailler dans leurs classes académiques, de 7h00 à 17h00, à l'intérieur d'une struture entièrement indienne.
En fait, ici on vit l'Inde rurale et traditionnelle, celle des indiens paysans... pas l'Inde touristique. J'ai eu l'honneur d'enregistrer une chanson nouvelle avec les jeunes étudiants. Vous pouvez écouter, je crois, sur le site de l'émission Fréquences Libres de Radio-Canada animée par Monique Giroux (émission du 4 avril 2008).
Faut que je vous laisse, internet est l'enfer aujourd'hui!
M & Y
Filles et garçons, bonjour!
Comment décrire Hampi, où nous venons de passer les cinq derniers jours... C'est comme s'il avait plu d'immenses roches et que celles-ci s'étaient empilées les unes sur les autres pour former des milliers de petits monts. Scindée en deux par une rivière en serpentin, Hampi se trouve au creux de ces montagnes de roches, à même une verte vallée fertile remplie de cocotiers, de bananiers et de risières. Un plaisir pour les yeux et l'âme, une imcompréhension pour la raison... un décor mélangeant ceux de Jurassic Park, de l'Île Fantastique et du Jardin d'Eden! Les couchers de soleil sont absolument magnifiques vu d'en haut (Monkey Temple, Matangha Hill, etc...).
On s'est loué une moto pour nous promener à chaque jour, et nous perdre au hasard dans les villages autour, à la rencontre des gens. Les enfants courent dans la rue pour nous saluer et nous crier ''Hi!'', le seul mot qu'ils connaissent avec ''your name?'' et ''what country?''! Les indiens sont définitivement gentils, on ne ressent aucune animosité et, avec leur sourire à pleine dent, semblent définitivement heureux.
On voit tellement de choses différentes et nouvelles en une journée que de voir un cadavre humain sur le bord de la rue ne nous ferait peut-être même plus sursauter. Des singes qui nous montent sur la tête (gentiment pour chercher des poux!) ou qui nous volent habilement notre bouteille d'eau, des femmes toutes menues qui cassent de la roche à coup de massue toute la journée sur le bord de la route habillées de leurs saris, à 35 degrés, être pris en moto dans un embouteillage et en ressortir 15 minutes plus tard le visage noir de poussière, des adolescentes qui transportent d'énormes grappes de bananes sur leurs petites têtes, candides, pieds nus et souriantes, s'amusant entre elles, alors que les paquets qu'elles portent pèsent environ 20 kilos. (Je les ai aideés.... un seul voyage et j'étais détrempé!).
On quitte cet après-midi pour l'école de Jeunes Musiciens du Monde. Encore un nouvel univers nous attend...
Plein de soleil à vous!
M & Y
Salut!
C’est un vieux rêve d’adolescence qui s’est réalisé cette semaine: parcourir et respirer Goa, état situé sur la côte Ouest de l’Inde, donnant sur la Mer Arabe. Tropical, le paysage ressemble étrangement à celui de l’Amérique du Sud: mer à perte de vue, cocotiers, palmiers et sable blond, montagnes désertiques, terre rougeâtre, routes cahoteuses et à peine assez larges pour deux véhicules...
Nous nous sommes loué une petite hutte sur la plage de Ashvem. L’ambiance fut à la détente totale: baignades relaxantes, bains de soleil intenses, longues promenades en scooter cheveux dans le vent, découvertes culinaires succulentes et audacieuses (accompagnées des quelques inconvénients qui vont avec!), rencontres enrichissantes, lecture, écriture et... techno transe sous la lune ronde comme une pillule! (On avait de bons contacts!)
La température moyenne était d’au moins 35 degrés, malheureusement, depuis hier, c’est la flotte et les nuages. Maman Nature est fucked up de l’autre côté de la planète aussi... La mousson est en avance d’un mois et selon Alexandre B Garon, musicien québécois rencontré à Arambol, qui habite dans ce pays depuis 11 ans, vivre la saison des pluies en Inde, personne veut ça.
Nous levons donc les feutres demain matin, direction Hempi, ville située à une dizaine d’heures de train à l’Est. Nos piles bien rechargées, nous passerons deux ou trois jours là-bas avant de nous diriger vers Kalkeri dans le Karnataka ou est implantée la fameuse école des Jeunes Musiciens du Monde, fondée par les valeureux Mathieu et Blaise Fortier de Québec.
Joyeuses Pâques en retard!
M & Y
Yo!
Nous partons demain pour Goa. Notre ami québécois Blaise Fortier (co-fondateur de l’école Jeunes Musiciens du Monde) nous y attend. Nous célébrerons l’arrivée du printemps, la Holy (festival des couleurs et fête des Indous) ainsi que son anniversaire.
Nous quittons la mystique et transcendentale ville sainte de Varanasi. Que de péripéties incongrues avons-nous vécu depuis vendredi passé! Je savais que c’était pour être étrange avec tout ce que j’avais pu lire, vu et entendu... mais ouf! Ça a dépassé le seuil de l’imagination du blanc bec berthelais que je suis. Je pars d’ici avec une ouverture d’esprit plus que béante!
Une randonnée d’une heure et demi en barque au lever du soleil sur la Grande Mère (nom donné au Gange par les Indiens); une "classe" sur l’historique et le fonctionnement des crémations donnée à minuit par un viel homme, au-dessus des bûchers funéraires, assis sur le bord d’une tour de 25 mètres; une agoraphobique expérience de congestion pendant environ 30 minutes dans une petite rue marchande bondée de monde (juste des gens, pas d’auto, ni de moto...) alors que nous étions les seuls blancs (par une température de 30 degrés à l’ombre); une célébration dans un temple avec des moines qui nous barbouillèrent de teinture rouge partout dans le visage au son de percussions en nous faisant ingérer liquides et biscuits "inconnus"; sont quelque-unes des aventures rocambolesques vécues ici, dans la cité d’environ 2 millions d’habitants (+ les milliers de vaches, chèvres, chiens, singes et tutti quanti...).
Encore une fois, j’écourterai le récit, mais comme Monsieur Viau dans RBO disait: "Varanasi on y va, mais pas avec n’importe quelle agence!".
Bon... Un peu de légèreté; direction Goa... Vamos a la playa!
M & Y
Namaskaar!
Mon concert à l’auditorium de l’Alliance Française de Dehli fut un moment réellement magique. Je suis entré en scène seul, et commençai le spectacle a capella avec Liberté, une chanson popularisée par Barbara. Le contact était établi avec la soixantaine de curieux présents, je pouvais m’asseoir devant le piano à queue et glisser dans mes chansons comme un kid dans des cascades d’eau! Les gens rencontrés après la prestation d’environ une heure 1/2 semblaient vraiment ravis. J’ai tout vendu les livres et albums que j’avais apporté avec moi... bon signe!
Le lendemain (hier), nous prenions l’avion pour Varanasi, l’une des plus vieilles cités du monde. Située au Nord Est de Dehli, cette ville est bordée par le Gange, fleuve le plus pollué de la planète. Les mots me manquent pour décrire la folie qui règne... La vieille partie de la ville est construite par strates et est tricotée par un labyrinthe de ruelles complètement surréalistes.
Nous avons assisté à des crémations, vu des gens se baigner dans le Gange... même vu du monde boire de son eau... mmm... Je synthétise beaucoup parce que je veux pas passer trop de temps au cyber café... Croyez-moi, ça fesse dans l’dash en &+*&^!!
Nous assimilons de l’information nouvelle à tous les instants. À toutes les heures, une poussee d’adrénaline foudroyante. Le seul hic, ce sont les rabatteurs qui souvent nous harcèlent pour nous vendre de leurs trucs, mais bon... On s’y fait, on reste zen et on sourit autant qu’on peut. Parce qu’en majorité, les personnes que l’on croise sont candides et sympathiques. Une grande chaleur émane de leurs regards.
À plus!
M & Y
Premieres nouvelles de l'Inde. On est arrivé a Delhi ce matin. Ca serait beaucoup trop long, voire impossible, de vous décrire tout ce qu’on a pu voir, entendre, sentir en seulement 12 heures passées a Delhi. En gros, tout se passe a la perfection. On trippe et on essaie de capter le plus d’images et de sons (pour les odeurs, on peut plus facilement les laisser tomber..;) de notre nouvel environnement absolument irrationnel.
Delhi, la ville la plus polluée au monde. Au premier contact, on cherche son air… Le ciel a une couleur tirant entre le beige et le gris. On devine que quelque part derrière la couche épaisse de smog, il doit bien y avoir un soleil, mais invisible. De la poussière, de la poussière et de la poussière… on aurait même envie d’épousseter les feuilles des arbres.
Déjà pleins d'images décousues, des tracteurs, des rickshaws, des bus, des voitures, des scooters, des motos, tous s’amusant a qui klaxonnent le plus fort, les vélos, les chèvres, les ânes, les vaches bossues qui traversent les rues et broutent a travers les poubelles accompagnées par des gros cochons sauvages, qui sont ici aussi nombreux que des écureuils au Québec. Ajoutons a cette faune urbaine des chiens galeux qui courent après des paons qui se réfugient sur les toits des cabanes en glaise ou tôle, des enfants qui courent partout, des femmes qui ont l’air de princesses dans leurs saris colorés malgré leur pauvreté.
Comment ne pas avoir le sourire fendu jusqu aux oreille devant ce spectacle? Incroyable!
C'est le concert, ce soir!
A plus!
M & Y :-)
Hola!
Ça y est, ma résidence de création à la Condition Publique de Roubaix (en banlieue de Lille) est terminée. Nous avons clos le trip en faisant un concert magique à L'Alimentation hier soir (6 mars), mignonne petite salle à même la CP. Alex McMahon, avec qui je travaille les chansons de mon prochain album, est reparti ce matin pour Montréal. Ce fut fructueux comme expérience. 12 nouvelles chansons sont nées, ici, dans cette ville industrielle du nord de la France. Je pars pour l'Inde avec le sentiment du devoir accompli !
C'est dimanche que nous décollons, ma copine et moi. Sept autres merveilleuses semaines de découvertes et de rencontres s'ouvrent à nous. Nous débarquons à Dehli où j'ai un concert en solo, le 13 mars dans le cadre de la semaine de la francophonie. Après, ce sera la totale aventure! Quand le temps et les conditions technologiques me le permettront, j'écrirai de petits récits.
Sinon, on se revoit à Montréal, au Lion d'Or le 6 mai, pour les finales du concours Les Francouvertes.
Paix,
Yann ;-)
Juste un simple petit mot pour te dire merci d'écouter mes records, d'être curieux (se) de mes actions (bonnes et/ou mauvaises!)... aussi pour que tu saches que je suis désormais à labourer ma création, à la faire se tortiller, à la déshabiller, à la titiller, à l'allumer au point qu'elle n'en puisse plus, la vilaine chatte! Je la rêve fontaine!
Au cas où tu serais pris (e) d'une envie de m'écrire, encore plus de recevoir une réponse de moi, sache que je tire sur la plogue pour les trois prochains mois, minimum. En effet, après avoir été un bon élève depuis 5 ans, à répondre à 99.5% des mails reçus, je m'efface enfin pour une longue jachère artistique... (Je sais, je sais, je dis un peu n'importe quoi, mais le vin est tellement bon que j'ai pas envie de me retenir!)
Sans l'ombre d'une joke, je me terre un peu, question de revenir plus passionné, plus effronté, plus fou, plus gentleman, plus en feu, plus détestable et plus affamé que je ne l'ai jamais été. Pour cela, j'ai besoin d'aller voir dans ma tanière si j'y suis. L'amour me porte et j'ai bien l'intention de lui remettre toute sa monnaie!
Je t'embrasse, autant que tu es à lire cette missive. En attendant le retour du Jedi, tu peux te rabattre facilement sur mes disques, recueil, dvd et autres youtube disponibles un peu partout sur le web et/ou en magasins!
J'ai la chienne, mais faut que j'le fasse (parce qu'y faut que tu saches que chaque mail de compliments et/ou de commentaires constructifs font l'effet d'un chèque de 1000$ dans mon coeur de bum.) D'ailleurs, si tu veux m'écrire (même les bêtises les plus indigènes), je vais sûrement les lire, mais je ne retournerai rien.
Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures. Je donnerai des news de temps en temps. J'ai la chance de respirer la France pendant 5 semaines, puis l'Inde pendant 7 autres semaines... yyyyaaaaaoouuuuuhhhhh!
Yannito del Mundo
p.s.: pour toutes demandes professionnelles:
bmatte@anacrouse.ca
celia@anacrouse.ca
lynda@ancrouse.ca
Oyé ! Oyé ! Les étoiles !!!
Petit message pour vous annoncer que le lancement du DVD-CD "Perreau et la lune live au Quat'Sous"' se déroulera le mercredi 23 janvier au complexe Excentris (3536, St-Laurent, Mtl) dans le cadre d'un 5 à 7, amical et bien arrosé. L'entrée sera libre pour tous ceux et celles qui ont envie de venir célébrer avec nous.
Ambiance kaléidoscopique, musique hérétique, gentils freaks et jolies chicks sympathiques dans un espace chic et spoutnik... bref, tout pour un kick magique !
À noter que le DVD-CD "Perreau et la lune live au Quat'Sous" ne sera disponible en magasin que le mardi 29 janvier. Il y aura donc une quantité limitée de DVD-CD à vendre, le soir du lancement... avis aux plus impatients !
5-4-3-2-1... Lift off !
Yann Solo
Hostie qu'y'était temps qu'les vacances arrivent!! Commençais à avoir d'la broue dans l'toupette, pas vous autres?! Tout content, je vous offre un p'tit video teaser, question de préparer la sortie du dvd "Perreau et la Lune live au Quat'Sous".
STUDIO 12
Aussi, l'équipe de l'émission Studio 12 et moi-même souhaitons vous inviter à assister à mon spectacle intime (gratuit). Je serai assisté de Jorane, Martin Léon et Catherine Major ("Sacré talent!" du mois de janvier). Ça aura lieu à Radio-Canada, jeudi le 10 janvier 2008 de 16h à 17h30.
Les personnes intéressées doivent réserver leurs laissez-passer, en appelant au 514 529-0402 ou en visitant le site Web de Public Cible.
Joyeuses fêtes à tout le monde, et que l'année 2008 en soit une de plus de paix, de plus d'ouverture et de plus de conscience... de plus de merveilleux quoi!
Gros becs!
Perreau Noël
Surtout reconnu comme artiste de la scène musicale francophone, j’aimerais, avec ce recueil, présenter l’homme de mots.
Sans décibel, exposer les esprits et mentors qui m’ont donné le goût de la vie et l’envie du fou combat qu’elle implique.
Inspiré du monde que je côtoie et observe, j’écris sur l’amour, la liberté, la révolution lumineuse et la décadence romantique, fruits de l’univers que j’ai, jusqu’à maintenant, exploré et goûté.
Ma force est tranquille. Épicurien et coureur de fond, ma vie est un voyage que je déguste à grandes bouchées.
À la demande des éditeurs, j‘ai glané, dans une dizaine de mes journaux et carnets intimes, des poèmes, méditations, délires, nouvelles et textes de chansons, depuis Doc et les Chirurgiens jusqu’à ma tournée Perreau et la Lune, afin de les rassembler dans cet ouvrage dont la direction artistique fut splendidement assurée par Sébastien Leblanc d’Ashes to Dust.
Je tiens à remercier ceux qui m’ont invité à jouer ce jeu, messieurs Jean-Yves Soucy et Laurent Lavigne, pour leur confiance et pour la totale liberté qu’ils m’ont accordée tout au long de la réalisation de ce projet qui me ressemble.
Gros hugs, à Valérie pour son œil de lynx et à Delphine pour sa griffe de panthère.
Toi qui me lis à la gare, au lit ou aux chiottes, bonne lecture!
Moi, je ronronne...
Yann Perreau

Yo!
Ça y'est, mon premier livre est publié. Tout ce qui est écrit à l'intérieur ne m'appartient plus. Ça vole, ça glisse, ça vit, c'est merveilleux!
Je te souhaite d'agréables moments de lecture. Avec la petitesse de la fourmi, je t'embrasse !
Yann xx
P.-S.: en passant, le 5 novembre 2002, je lançais Western Romance, mon premier album... Ça fait 5 ans! Wouhou!

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