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Yann Perreau

Montréal

Pour un premier week-end depuis le début de l’année, la tournée allait nous garder à l’intérieur d’un rayon de cinquante kilomètres de l’île. D’abord jeudi, nous présentions notre concert au Théâtre de la Ville de Longueil, puis le lendemain à la polyvalente de Ste-Julie.

Nous atteindrons la joie extrême, samedi soir, dans un Métropolis rempli à craquer.

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Métropolis, 20 février 2010

J’avais déjà foulé la scène du Métropolis; lors d’une carte blanche à Alain Bashung en 2005, en doublé avec Camille en 2006 et en première partie d’Arthur H l’été dernier, entre autres, mais c’était la première fois que mon nom se trouvait inscrit en tête d’affiche sur la marquise de la salle mythique de la rue Ste-Catherine.

Après seize ans de travail, de hauts et de bas, un de mes fantasmes de jeunesse aura eu lieu devant plus de deux milles personnes venues célébrer au rythme de mes chansons. Merci la Vie.

À 15h00, j’étais dans la salle avec mon équipe pour l’installation des instruments et le réglage de la sonorisation. Autour de 17h00, nous laissions place au groupe Final Flash (www.myspace.com/finalflash) pour leur balance de son. Ce sont eux qui allaient gaiement réchauffer la bâtisse.

Dans la loge d’avant spectacle, le climat était rieur et excité; quelques bouteilles vides décoraient déjà la table.

À 20h10, je suis allé saluer le public et présenté la première partie. Y’avait de l’amour dans l’air à couper au couteau.

21h00 et des poussières, nous nous lancions en scène pour la quitter, sans dessus dessous, un peu moins de deux heures plus tard. Chacun en maîtrise de son rôle à jouer, on a su propager les vibrations parfaites pour tout casser.

Partout dans la bâtisse, ça bougeait, ça criait, ça aimait, tellement qu’après la prestation, la production nous a confirmé une autre supplémentaire. Bienvenus au Métropolis le 26 novembre prochain!

Dimanche ensoleillé d’hiver

Le lendemain au réveil, frais et disco comme un petit diable, comblé de notre performance de la veille, j’ai proposé à ma belle une promenade dans Montréal.

D’abord, nous sommes allés déjeuner au restaurant El Sombrero, 500 rue Bélanger; sûrement une des meilleures assiettes mexicaines de la ville, en plus d’être des plus abordables.

Après les huevos rancheros, nous étions d’attaque pour aller sur la montagne.

Le Mont-Royal

En plus d’être le poumon de l’île, le Mont-Royal est un lieu de beautés, de rencontres, de sports et de méditation accessible à tous. Sans doute l’un des plus bucoliques et conviviaux parcs urbains en Amérique du Nord.

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En ce dimanche ensoleillé, il y avait une foule de patineurs sur le Lac aux Castors. Au loin à flanc de colline, des centaines d’enfants et adultes s’amusaient à descendre les glissades enneigées, alors qu’à travers les arbres maigrichons de la forêt, on pouvait apercevoir des gens à skis de fond. Ça fourmillait, quoi!

Nous avons mis nos raquettes et avons tenté tant bien que mal de nous retrouver seuls dans les bois, question de sentir ce pseudo feeling d’être égaré en nature. Pas toujours facile d’être citadin.

Vieux-Port

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Après notre excursion de grands explorateurs, on est rembarqué dans la Yaris pour nous diriger vers le Vieux-Port où le festival Montréal en Lumières offre panoplie d’activités et de kiosques de toutes sortes.

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L’ambiance y est cordiale, vivante et tellement dynamique qu’on a envie de dire que le site mérite une fois pour toute que la population montréalaise se réapproprie son bord du fleuve. C’est dit.

Nous sommes revenus chez-nous au coucher du soleil en nous disant qu’il faudrait oser fouiller notre ville plus souvent afin de mieux la connaître.

Je vous laisserai avec un poème de mon ami Fabien Marsaud.

Rien de mieux qu’un visiteur visionnaire pour décrire avec justesse la ville dans laquelle on vit.

Montréal (vue par Grand Corps Malade)

Comme j’suis quelqu’un de pas compliqué,

j’écris des textes sur ce que je vois

Alors assis dans un café,

Je regarde la vie autour de moi

Derrière la vitre il fait bien jour

Et y’a du vent dans les arbres

J’regarde le speed au pied des tours

Et mes toasts au sirop d’érable

J’me suis levé bien avant 7 heures,

C’est un exploit temporaire

Habituellement ça me ferait trop peur

Mais j’suis en décalage horaire

J’apprécie mon nouveau réel,

J’ai fait voyager mon moral

Je sens que la journée sera belle,

Me revoici à Montréal

On m’a dit qu’ici l’hiver est dur

Alors j’suis venu au printemps

Six mois dans le froid c’est la torture,

Si je peux éviter j’aime autant

Mais ce matin l’ciel est tout bleu

Et je sens qu’mon cœur est tout blanc

J’vais connaître la ville un peu mieux,

Je veux voir Montréal en Grand

J’ai plutôt un bon a priori

Parc’que les gens sont accueillants

Y’a plus de sourires qu’à Paris

Et puis surtout y’a leur accent

Mis à part quelques mots désuets

Ils parlent le même langage que nous

Mais pour l’accent j’sais leur secret,

Ils ont trop de souplesses dans les joues

Niveau architecture, Montréal,

C’est un peu n’importe quoi

Y’a du vieux, du neuf, des clochés

Et des gratte-ciels qui se côtoient

Mais j’aime cette incohérence

Et l’influence de tous ces styles

J’me sens bien dans ces différences,

J’suis un enfant de toutes les villes

Y’a plein de buildings sévères,

Y’a des grosses voitures qui klaxonnent

Et des taxis un peu partout,

C’est l’influence anglo-saxonne

Y’a des vitraux dans les églises

Et des pavés dans les ruelles

Quelques traces indélébiles

De l’influence européenne

Y’a des grands centres commerciaux et des rues droites qui forment des blocks

Aucun doute là-dessus, Montréal est la petite sœur de New York

Y’a des petits restos en terrasse, un quartier latin et des crêperies

Aucun doute là-dedans, Montréal est la cousine de Paris

Dans les lumières de l’après-midi, j’ai ‘chillé’

Sur Sainte-Catherine

Et là j’ai ‘magasinné’,

Pas question de faire du shopping

Moi j’aime bien la rue Saint-Denis,

C’est peut-être pas juste un hasard

Et sous le Plateau des bobos

J’ai pris l’soleil à la Place des Arts

J’ai bien aimé le vieux port

Et ses fantômes industriels

Et bizarrement le quartier des musées,

J’le visiterai la fois prochaine

Je prétends pas connaître la ville,

J’suis qu’un touriste plein d’amitié

Mais j’aime ce lieu,

Son air et ses visages du monde entier

J’me suis arrêté pour observer

La nuit tomber sur Montréal

Et l’dernier clin d’œil du soleil changer

Les couleurs du Mont Royal

Les phares des voitures

Ont rempli les interminables avenues

Je me suis senti serein,

Un peu chez moi, un peu perdu

Je me suis réfugié dans un Starbuck

Afin de finir de gratter

Mon petit hommage sur cette ville

Où je me suis senti adopté

Sur ses habitants tellement ouverts

Qui parlent un drôle de patois

Et qui m’ont offert leur écoute

À 10 mille bornes de chez moi

Je reviendrai à Montréal

Car j’y ai eu ‘ben du Fun’

Cette ville où les ‘chums’ ont des ‘blondes’

Et où les ‘blondes’ ont des ‘chums’

J’ai pas encore vu grand-chose,

J’veux découvrir et j’sais pourquoi

Je reviendrai à Montréal

Voir les cousins québécois.

Catégorie : Sur la route


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Bouffer des kilomètres et apprendre de la route était encore prévu à l’agenda de la semaine dernière. Après un concert à Saguenay mercredi soir, nous présentions « Un serpent sous les fleurs » à Alma le lendemain, avant de décoller, de Dorval, vendredi après midi à bord d’un avion qui nous emmènerait à Vancouver où nous jouions samedi en fin de journée dans le cadre des olympiques…

Le Saguenay

Dans la grandeur et la beauté de ses espaces, le Saguenay est un royaume qui cache bien des secrets. Grand territoire, relativement peu habité, orné de centaines de lacs sauvages entourés de forêts denses qui abritent ours, loups, orignaux et autres bêtes plus ou moins féroces laurentiennes, le Saguenay réunit tout ça et beaucoup plus.

Malheureusement (ou heureusement), je n’ai pas encore pu profiter de toutes ces splendeurs; trop occupé à faire des tests de son et / ou des entrevues le jour des spectacles. C’est souvent le lot des artistes qui tournent : on voit bien du pays, mais pas toujours la nature et ses joyaux qui la façonnent.

Notre chance, c’est de rencontrer les gens qui y vivent. À force d’être sur la route, je crois connaître de mieux en mieux qui c’est qu’on est comme peuple.

Bref, c’était une soirée réussie au Ménestrel, petite salle du CÉGEP de Chicoutimi remplie de gens de tous les âges qui nous ont réservé un accueil étonnamment énergique et  chaleureux pour un mercredi.

Le lendemain à Alma

Nous sommes arrivés à la salle de la Boîte à Bleuets d’Alma vers les 14h00. La Boîte à Bleuets est une organisation à but non lucratif qui a pour mission de dynamiser le milieu socioculturel de la région en étant un lieu de diffusion, d’accueil et de rassemblement.

L’idée est née de la volonté d’une trentaine de jeunes de faire bouger les choses et d’encourager l’enracinement et de minimiser l’exode vers les grands centres. Bravo.

www.boiteableuets.com

Après l’installation de nos instruments, on s’est retrouvé au Café du Clocher pour le souper. Table inventive, service  efficace et convivial, ambiance amicale, l’endroit idéal pour débuter les célébrations de l’anniversaire de George Donoso III, notre sulfureux guitariste!
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Nous montions sur scène vers les 20h15, déchaînés dès la première pièce, devant une foule encore plus nombreuse et enflammée que la veille. Comme à Chicoutimi, nous avons dû allonger le spectacle d’un rappel imprévu.

La nuit fut plus longue elle aussi, mais ça, on s’en était douté. Bonne fête cher George et merci au Café du Clocher pour les shooters sur le bar en feu!

www.cafeduclocheralma.com

Vancouver

Une journée de vanne et d’avion plus tard, nous étions à North Vancouver au Grouse Inn Motel à 10 kilomètres de Granville Island où nous nous allions jouer ce samedi Journée de la Francophonie.

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Le temps était pluvieux et plutôt tempéré, une nuit parfaite pour dormir dans de beaux rêves agités d’homme affairé.

Le lendemain matin, deux journalistes m’attendaient pour des entrevues; je passais ensuite aux tests de son, puis à la répétition générale du concert hommage – peut-on dire – à la Francophonie.

Choisi « metteur en scène » par le comité organisateur et par la télé de Radio-Canada, je devais inviter quatre artistes francophone du ROC.

J’ai donc fait appel à mon ami Damien Robitaille de l’Ontario, au trio Radio Radio des Maritimes, au groupe Chic Gamine des Prairies et à Fana Soro, un percussionniste de la Colombie-Britannique. En bonus, mon ami Algonquin, le rappeur Samian allait magnifier Le Bruit des Bottes.
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Lancés sur la Place de la Francophonie à 18h00, à l’épouvante, sous la pluie, sans trop d’annonce, je crois qu’on a plus que sauvé les meubles. On leur a donné de la valeur.

Merci au public qui s’est déplacé, francophone, anglophone et allophone.

Et surtout bravo à toute notre équipe, techniciens, musiciens, artistes, producteurs, etc… Nous aurons remporté notre médaille d’or en donnant à la langue française ce que le COVAN* lui a butché la veille…

*Sur son site, le COVAN (comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver) dit que sa « mission consiste à exalter l’âme du Canada et à inspirer le monde entier grâce à des Jeux (…) qui laisseront un héritage durable. »

With glowing hearts!

Nous aurons appris beaucoup de cette expérience, encore une fois. La route. Et le combat.

Catégorie : Sur la route

La première fois que je suis allé présenter des spectacles  en France, c’était à l’été 2001. Avec l’aide de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse, j’avais réussi à booker une dizaine de concerts, dont quatre à la Maison du Québec à St-Malo.

Du 15 juillet au 16 septembre 2001

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J’avais pris soin de traîner avec moi une soixantaine de démos, chansons embryonnaires de Western Romance, question de me faire un peu d’argent de poche et d’en distribuer aux différents intervenants de l’industrie du disque et du spectacle rencontrés au fil de mon périple de deux mois.

Une fois la série à St-Malo cannée, j’avais longé la côte Atlantique jusqu’à Cap Breton. Puis, après avoir parcouru quelques villages des Pyrénées, suivi de crochets à Toulouse et Montpellier, j’allais me poser au bord de la mer Méditerranée à Marseille avant de remonter vers Grenoble pour terminer ma route à Paris.

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Presque dix ans plus tard, j’ai toujours le même plaisir à y retourner.  Et je revois encore certaines personnes clés, rencontrées lors de ce premier saut en France, dont Maurice Segall du festival Déferlantes Francophones, pour ne nommer que lui.

Nantes

Traversée par la Loire, Nantes est une des très belles villes de la France; avec ses vieux hangars industriels transformés en lieux culturels, son centre historique, sa Place Royale, elle déborde d’activités de toutes sortes.

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Le 20 janvier passé, nous y étions pour présenter notre spectacle dans le cadre des BIS de Nantes, équivalent de la Bourse RIDEAU au Québec, rendez-vous où diffuseurs, promoteurs, agents, producteurs et autres bonzes du show business viennent brasser des affaires et assistent aux shows cases d’artistes en opération ou en développement.

Pour être franc, chanter ses chansons dans une salle remplie de gens du milieu n’est pas ce qu’il y a de plus tripant. Plusieurs sont blasés, en ont trop vu, trop entendu, ont juste envie d’aller boire des coups, ou d’en donner à la p’tite blonde du kiosque #69, etc…

Bref, même si la foule s’est levée durant les dernières tunes et qu’on a booké de nouveaux concerts en Europe pour les mois qui viennent, j’ai pas un super souvenir de ce show-là.

Et la vie continue.

Clichy-sous-Bois

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Deux jours plus tard, un public moins nombreux, mais plus vivant nous attendait à Clichy-sous-Bois.

C’est dans cette banlieue de Paris que de nombreuses émeutes éclataient, le 27 octobre 2005. Violences urbaines qui auront duré trois semaines, les plus importantes depuis mai 68.

Cela dit, le 22 janvier 2010 à Clichy-sous-Bois, il n’y avait rien à signaler de louches… À part nos gueules de bois! Comme nous avions congé la veille et tout excités qu’on était de loger dans un hôtel de Pigalle, on en a profité pour se faire un Paris by night bien relevé. Un grand succès!

Cuite qui n’aura pas empêché notre troupe de donner un show plein d’énergie, quand même! C’était notre deuxième passage à Clichy-sous-Bois après Perreau et la Lune en 2007; sûr que ce n’était pas le dernier.

De retour à Pigalle vers minuit, heureux de notre performance, on est allé se bouffer un couscous avant de se retrouver chacun dans nos chambres, question de reposer nos esprits encore un peu décalés.

Les Trois Baudets de Paris

Établissement culturel de la Ville de Paris situé à l’angle du boulevard Clichy et de la rue Coustou (18e arr.), la salle des Trois Baudets a vu, durant le siècle passé, plusieurs grands de la chanson française et internationale fouler ses planches.

Le 23 janvier 2010, c’était notre tour. Et nous n’avons pas raté notre chance de dire un beau bonjour électrique aux fantômes de Pigalle. La salle remplie de vrai public, mais aussi de gens de l’industrie, aura reçu notre dose de rock sportif et poétique en plein cœur.

Après le spectacle, une rencontre dans le hall avec les gens, puis on est allé célébrer au Chat Noir, bistrot mythique voisin des Trois Baudets.

Encore là, j’ai senti que nous reverrions Paris avant longtemps. Comme tout artiste moindrement ambitieux, j’ai envie d’exporter mon travail. Y réussir me permet de réaliser mon autre passion, celle de voyager et rencontrer des gens de tous horizons qui m’inspirent et me donnent le goût de la vie.

Assis au piano à queue, j’ai fermé le Chat Noir en chantant des chansons à boire, prêt à continuer jusqu’au bout de la nuit.

À bientôt, les potes!

Catégorie : Sur la route

Après dix jours de bons temps en Argentine et une semaine au-delà des espérances en Uruguay, le Chili nous donnera un dernier coup de grâce avant le retour au bercail. Climax inespéré.

Les douanes traversées, quelques heures de route nous permettront d’admirer des paysages de plus en plus verdoyants. Comparativement à l’Est des Andes, les terres de l’Ouest sont moins arides.

À près de trois cents kilomètres de la côte, le souffle de l’océan Pacifique se fait déjà sentir.

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Los Andes

Endoloris de notre ride de mini bus tape-cul, nous descendons à Los Andes, petite ville tranquille entourée de montagnes, idéale pour nous relaxer les viandes.

Après la douche, nous allons faire une promenade jusqu’au parc de l’Indépendance.

En cette année électorale, la République du Chili célèbre son bicentenaire.

Un groupe de rock joue des airs andins, encourageant la foule nombreuse à voter pour Eduardo Frei, candidat de gauche (finalement défait contre la droite du multimillionnaire Sebastian Pinera, élu nouveau président, le 18 janvier dernier.)

Joyeux anniversaire quand même, les gars.

Avant la noirceur, on s’arrête à l’angle de deux rues louches pour entrer, affamés, dans un étrange centre communautaire abritant une taverne et une cuisine familiale. Au menu, un poisson typique de la région : le merluza.

Pur délice servi dans un décor vert hôpital éclairé aux néons blancs, égayé par la voix douce d’un chanteur de cumbia traditionnelle s’accompagnant à la guitare.

Comme bonus, nous irons clore la soirée dans un bar de danseuses, glauque de chez glauque.

Aventure pas nécessaire, mais intéressante.

Insatiable besoin de sensations fortes quand tu nous guides!

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Valparaiso

Le lendemain matin, après un tour du cimetière de Los Andes, nous sautons dans un bus pour Valparaiso.

Deuxième ville en importance du Chili, Valparaiso est divisée en deux sections. D’une part « El Plan » où se trouve une grande partie des commerces de la ville, le port, ainsi que le centre historique déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité en 2003.

L’autre partie, ce sont les « Cerros » (collines) qui dominent la baie, formant un amphithéâtre naturel ouvert sur le majestueux Pacifique. Elles donnent à la cité son allure unique.

C’est là que vivent la majorité des habitants, à l’intérieur de maisons de tôles, de bois et de briques de toutes les couleurs.

L’endroit peut se visiter en utilisant les funiculaires, marque de commerce de la ville (15 au total), mais nous avons préféré marcher et escalader les rues, ruelles et autres escaliers qui sillonnent les collines.

La Sebastiana

Une bonne marche jusqu’au Cerro Bellavista nous mènera à La Sebastiana, maison de feu Pablo Neruda, chantre de la poésie chilienne.

La bâtisse, devenue musée, est érigée toute en hauteur et en rondeur au cœur d’un jardin de fleurs sauvages.

Émouvant d’être à l’intérieur du bureau dans lequel Neruda noircissait ses dizaines de pages par jour. D’admirer sa collection d’innombrables objets d’art, d’accéder à la tour vitrée de son temple, bastion d’où il contemplait avec ses amis, chaque Nouvel an, les traditionnels feux d’artifices qui pètent dans le ciel au-dessus de la baie.

Une visite de deux heures captivantes qui restera gravée dans ma mémoire.

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Côté gourmand

C’est définitivement au Chili, que nous aurons dégusté les meilleures bouffes de tout le voyage. Plein d’arômes, d’épices et d’herbes savoureuses, bien dosées.

Les fruits de mer sont tellement frais que c’est à croire que partout les cuisiniers ont un frère ou un cousin qui pêche à mesure, et qui livre les commandes.

On nous sert de bons fruits et légumes, ce qui est beaucoup plus rare chez les Uruguayens et Argentins, fous friands de viandes, de pâtes, de pains et de fritures.

Notre plus grande expérience culinaire : restaurant « Del Mar a la Cordillera » dans Cerro Alegre. Cuisine fine et moderne tout en respect de la tradition régionale où chacune des bouchées, chacune des lampées se mérite un « Ah! ». J’écris et je bave.

Santiago de Chile

Le périple tirant à sa fin, nous n’avions que deux jours pour ratisser la capitale du Chili. C’est évidemment trop peu pour pouvoir la décrire à sa juste valeur, mais suffisant pour attraper la piqûre.

Le climat, la lumière, la convivialité des gens, l’architecture, la proximité avec les montagnes, l’activité culturelle, le dynamisme, tout ce qu’on a pu sentir, voir, entendre, goûté, nous a plu.

Quelques heures avant de prendre l’avion, on s’est payé une dernière dose d’adrénaline en se lançant d’un Bungee.

Climax inespéré, insatiable besoin de sensations fortes…

Ces trois semaines de vacances en Amérique du Sud nous ont fait le plus grand bien. On y reviendra, c’est tellement géant!

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Bonus Aires

Parlant d’y revenir; à Buenos Aires, nous nous sommes liés d’amitié avec des Québécois qui eux se sont rendus jusqu’en Patagonie.

Si vous voulez rêver un peu plus, consultez leur blogue: http://ausuddusud.blogspot.com

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Catégorie : Sur la route

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Située à l’ouest de l’Argentine tout près des Andes, Mendoza est l’une des cités phares du pays. Fondée en 1561 dans une région que les autochtones nommaient « terre de sable », elle est également la cinquième capitale vinicole mondiale. Oasis dans le désert.

On the road again

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Sans aucun doute, une des belles surprises de notre voyage en Amérique du Sud fut la qualité du système de transport. Efficace et abordable, la traversée de Buenos Aires vers Mendoza s’est passée à merveille. Billets de bus à seulement 70$ par personne, avec sièges couchants, couvertures, oreillers, télés et repas avec agent de bord au service des passagers; le gros luxe!

Partis vers 20h00 pour arriver le lendemain vers les 10h00, nous allions aussitôt nous trouver une chambre d’hôtel dans le centre historique près de la Plaza Independencia afin de déposer nos sacs pour prendre la Route des Vins en début d’après-midi.

La plupart des producteurs des environs organisent des tours avec visite des caves et dégustation. Entre le deuxième et le troisième vignoble, on est allé visiter un producteur d’huile d’olive, question de se tenir debout jusqu’à la fin du tour. Les artisans sont généreux!

Rafting

Le lendemain matin, nous sautions dans une navette qui nous déposerait au pied des Andes avec une dizaine d’autres voyageurs. L’activité de la journée : Rafting sur le Rio Mendoza.

J’avais déjà expérimenté quatre sorties sur différentes rivières cascadeuses, mais cette ride fut définitivement la plus sportive et excitante. Plus de 25 kilomètres  de rodéo aquatique sauvage, deux heures à se faire ramasser par les eaux qui descendent directement de la fonte des neiges Andines. Hi! Ha!

Les Andes

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Après avoir bien profité de l’hospitalité des Mendozinos, du charme de leur ville aux longues avenues bordées d’arbres, de leurs terrasses, cafés et autres restaurants qui s’animent surtout à partir de minuit (avant ça, c’est bien trop tôt pour eux!), c’était décidé, nous allions continuer notre chemin, fouler les derniers villages Argentins dans les Andes près du Chili.

Dans une ravissante vallée au pied de montagnes superbes, Uspallata est située à une centaine de kilomètres à l’Ouest de Mendoza. C’est le seul village important avant la frontière chilienne.

Nous avons loué des VTT pour explorer la campagne désertique et visiter les ruines de Las Bovedas. Les hauts-fourneaux construits au XIXe siècle par les Espagnols servaient à fondre les lingots d’or et d’argent envoyés ensuite en Europe.

Puente del Inca

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Notre bus repartait en fin de journée pour Puente del Inca à 2800 mètres d’altitude. C’est de cet endroit que les grimpeurs de l’Aconcagua, plus haute montagne des Amériques à 6959 mètres, préparent leur ascension.

On y trouve une arche de sel, l’une des merveilles de l’Argentine. Il y a des siècles, les Incas s’étant aperçus que l’eau chargée de sel et de soufre produisait un sédiment. Ils l’ont donc canalisée pour former un pont de sel, aux dimensions surréalistes, qui surplombe le Rio Mendoza.

Le pont de l’Inca sert de base à la plupart des excursions pour le versant sud de l’Aconcagua. Pour admirer au mieux ce dernier, nous avons continué notre chemin après le pont. Quelle impressionnante montagne, vraiment à couper le souffle!

Chill Chili, on arrive

Comme notre avion allait repartir de Santiago dans moins d’une semaine, nous avons pris la décision de traverser la frontière après un bref, mais vivifiant séjour dans les Andes Argentines.

La route est vraiment splendide, je garderai longtemps dans ma mémoire les différents paysages.

Trépasser les douanes chiliennes fut long et pénible, mais on a réussi! Je terminerai le récit de notre périple sud américain la semaine prochaine en vous racontant Los Andes, Valparaiso et Santiago du Chili qui, lui aussi, vient de passer à droite. Merde.

N’entends-tu pas le vent qui porte le bruit des bottes?

Catégorie : Sur la route