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Yann Perreau

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Goa

Par bonsound 9 juin 2010 / 15 Commentaires »

À go, Goa, go!

Comme ma tournée était en pause ces dernières semaines, j’en ai profité pour bisouner au chalet, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur, écrire pour moi-même, pianoter, lire et terminer quelques projets parallèles. C’est toujours bon de prendre un peu de recul avant de sauter à nouveau dans l’arène. Prochaine valse: lundi le 14 juin au Francofolies de Montréal.

Vieux rêve

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Ça me rappelle qu’il y a deux ans, j’étais à méditer « Un serpent sous les fleurs », à l’autre bout du monde.
Printemps 2008; un vieux rêve d’adolescence se réalise: parcourir pendant une semaine complète Goa la mythique située sur la côte Ouest de l’Inde, donnant sur la Mer d’Oman. Là où, presque chaque jour (quand ce n’est pas la mousson), la température dépasse les 32 degrés.
Les paysages ressemblent étrangement à ceux d’Amérique du Sud: cocotiers, palmiers, terre rougeâtre et montagnes désertiques, routes sinueuses et cahoteuses, à peine assez larges pour deux véhicules ou un scooter et quelques vaches sacrées…
Et bien sûr : l’Océan Indien gigantesque qui lèche les superbes plages de sable blond.
Nous avions loué une petite hutte au bord de la mer à Ashvem, petit bled non loin de la ville de Arambol.

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L’ambiance était aux douceurs de la vie: baignades relaxantes, bains de soleil, longues promenades en scooter avec pas d’casque dans l’air chaud et salin, découvertes culinaires délicieuses et audacieuses (accompagnées des quelques inconvénients qui vont avec, mais bon!), lecture, écriture, rencontres festives et soirées techno transe sous la lune et ses millions d’étoiles.

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Suivez le guide…

Goa est le plus petit état de l’Inde, avec seulement 3702 kilomètres carrés et 1,50 millions d’habitants majoritairement rassemblés sur la côte. La pêche, l’exploitation du sous-sol, les plantations d’épices, de noix de coco et noix de cajou et le commerce de l’alcool peu ou pas taxé, font rouler l’économie de la région.

(À ce sujet, en visite chez les parents d’un ami rencontré dans un rave, nous avons eu la chance, ou la malchance (?!), de goûter l’alcool de cajou de son père… Genre de baboche artisanale, voire médicinale, à 85%… Brrr… À tuer un éléphant! Qu’est-ce qu’on ferait pas pour être poli…)

Mais c’est surtout le boom touristique depuis les années 50 qui font de Goa un État plus opulent avec un revenu, par habitant, qui serait à peu près quatre fois supérieur à la moyenne indienne.

Les kilomètres de plages bordant l’océan dans cette atmosphère de liberté et de détente héritée de la colonisation portugaise ont attiré les premiers routards occidentaux jusqu’à devenir dans les années 70 un haut lieu de la culture hippie.

Mais la grande époque des « enfants vedge » est aujourd’hui pas mal révolue. Seuls quelques anciens freaks, amers et désabusés, traînent encore sur les plages tandis que de jeunes nostalgiques passent leurs vacances sur des motos de location… ou à l’hôpital. Parce que c’est vraiment dangereux de s’y aventurer, croyez-moi.

Goa était et est encore le seul endroit en Inde où l’on peut voir des blancs à moitié nus, et cela attire des millions de touristes indiens. Certains disent que Goa a des allures de petit Brésil; même les Indiens venus d’autres États jouent le jeu, se laissant aller boire et danser au bord de la mer. Avec tout de même beaucoup de retenue pour les femmes qui se baignent en sari.

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Bref, je n’ai rapporté dans mes bagages que de bons souvenirs de Goa (même si ce n’est pas l’endroit que j’ai préféré en Inde. L’Uttar Pradesh et l’Himachal Pradesh plus au Nord m’auront davantage marqué. Peut-être vous en parlerai-je dans une prochaine chronique).

Retour à la réalité

Les vieilles branches ramassées, le patio décapé et traité, les fleurs plantées, le ménage du printemps terminé, je suis prêt à retourner sur les planches pour un autre été sur la route.

Rappel : 14 juin aux Francos avec mes amis les étoiles : Ariane Moffatt, Loco Locass, Samian, Fred Fortin et Bernard Adamus.

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Après une si belle tournée au bord de l’eau, Yann a envie de lancer ce clip en cadeau, comme une bouteille à la mer!

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RunForWaterYann Perreau sera le porte-parole officiel de la course « Run for Water »! Venez tous courir ou marcher avec lui pour la cause de l’eau dans le monde le 18 avril prochain, départ de l’Université Laval à Québec!

« Run for Water » est une course de 6 kilomètres dans 24 fuseaux horaires en 24 heures, soit un départ à chaque heure dont celui de Québec.

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Notre week-end du 26 février dernier a commencé dans la Vieille Capitale. Le lendemain, on s’arrêtait à la Maison de la Culture de Trois-Rivières avant de revenir sur l’île pour célébrer la plus groovy des nuits de Montréal; la Nuit Blanche dans le cadre du festival Montréal en Lumière.

Québec

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Après plus de six passages à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre depuis 2003, le troisième de la tournée « Un serpent sous les fleurs », cette supplémentaire était notre première représentation à guichet fermé ici. Tout le monde il était content.

Après le show, on est allé prendre un verre au bistrot La Cuisine, 205 rue St-Vallier. En fait, on pensait naïvement aller prendre un verre, mais les mauvais compagnons et cette énergie de pleine lune qui animait la place en auront décidé autrement.

Quand je suis parti, au last-call, les ambulanciers réanimaient une fille qui s’était fracturé le nez en tentant de ramasser sa cigarette par terre… Trop d’alcool.

Ça nous confirme que la modération aura toujours plus de charme que la défonce, (même si parfois, avouons-le, une bonne bringue peut vous donner une pêche d’enfer!).

Samedi, je me suis réveillé avec petite gueule de bois, mais béat, remerciant le ciel étincelant de la vie qui me brûlait les yeux pour la belle soirée de la veille; aussi pour m’avoir épargné de toute casse.

Pauvre fille… Et pauvre Kevin…

Trois-Rivières


Nous arrivions donc à la Maison de la Culture de Trois-Rivières à l’heure prévue. On est professionnel ou on l’est pas.

Après les tests de son, on est allé manger au Poivre Noir près du port; l’un des meilleurs restaurants de la région 04.

Le menu aussi délicieux qu’inventif, la riche cave à vin, les sympathiques serveurs sommeliers, au service de tous les porte feuilles, font de l’endroit un coup de cœur assuré.

Aux gars qui veulent faire fondre leur demoiselle; allez faire un tour à Trois-Rivières et offrez-lui l’expérience du Poivre Noir. www.poivrenoir.ca

Ça nous aura pris une bonne dose de volonté pour sortir de table et aller rocker la Maison de la Culture, mais on l’a fait et avec brio. Quand je vous dis qu’on est pros.

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Nuit Blanche

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Après un concert bien déjanté, nous reprenions la route en direction de Montréal pour nous rendre au Vieux Port où mille millions d’activités nocturnes avaient lieu.

Valérie Jodoin-Keaton, photographe et amie, donnait une soirée à la Galerie Pangée où étaient exposées les photos de son livre Backstage.

Pour l’occasion, une scène avec instruments avait été érigée dans le charmant loft du 40 rue St-Paul Ouest. Nous en avons profité pour chauffer la fourmilière jusqu’à très tard.

Au petit matin, les rues du Vieux Port étaient encore vivantes, on a déjà hâte à la prochaine Nuit Blanche.

Pourquoi pas de la salade?

En marchant dans la rue le lendemain après midi avant d’aller à la pêche sur la glace à Oka, j’ai vu sur la vitrine d’un McDonald des photos de médaillés olympiques tout sourires, s’affichant avec des Big Macs dans les mains.

Ça m’a rappelé que je n’y ai pas mis les pieds depuis mon secondaire 5.

À la sortie d’une danse du vendredi soir, paf après avoir bu trois bières chacun, on avait fait un concours de « lancé du cornichon ». Grand gagnant, je suis barré depuis. J’ai dû réorienter ma carrière, je fais du rock maintenant.

Pas un modèle pour la jeunesse…

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