Le café bistro L’Ange Cornu est situé à L’Assomption dans la région de Lanaudière. C’est là que nous présentions le 24 juillet, le huitième concert de notre tournée.
La Petite Sirène et les huit huîtres…
D’après mes recherches, en Afrique, le chiffre huit est signe de création. Chez les Grecs, le huit est le symbole de l’air. Il exprime aussi la lumière. En cartomancie, il représentera la petite fille, celle ayant « l’éternité » devant elle. Pour les Chrétiens, il est avant tout le 8e jour, celui où Jésus ressuscita; la Grande Complétude. (Voilà pour le symbolisme de ce chiffre de l’infini, pour un avenir éclairé de soleil reflétant…)
Tant qu’à moi, c’était surtout un christ de bon show dans lequel je me suis senti en plein contrôle, appuyé par un band de plus en plus confiant. Mais, ce n’était que notre 8e show… Attention : dans La Petite Sirène, le 8e conte d’Andersen, huit huîtres furent cousues sur la queue de la pauvre petite sirène en question… Ouch!
Secret bien gardé
La salle de spectacle de L’Ange Cornu se cache juste derrière le mignon bistro. Construite à même un ancien hangar, elle contient environ deux cents places, moitié intérieures moitié extérieures. L’espace est parfait pour passer d’excellentes soirées sans avoir à taponner d’une place à une autre.
Le menu est fin et varié tout en étant accessible et abordable, même chose pour la carte des vins et les pompes à bière. La programmation des spectacles fait partie des plus allumées de la région; à moins de quarante minutes de Montréal, c’est un des secrets les mieux gardés pour les friands de concerts intimes.
Bref, tu te pointes au 5 à 7 pis tu te pousses quand le show finit avec ta chauffeuse désignée ou deux heures après, le temps de dégriser. Tu fais gaffes, McMahon (claviers) pis Mackenzie (sono) se sont fait arrêter pour un brin trop de vitesse en sortant du village.
Le Cocon du Bonheur
Pendant que nos deux Lewis Hamilton sacraient d’avoir jeté leurs payes de la soirée dans les coffres de la SQ, je reprenais tranquillement les chemins sinueux de la campagne lanaudoise. Pout! Pout! Pout! Direction St-Liguori.
J’allais profiter de ma journée de congé de samedi pour chiller ben smooth au chalet. Mon petit havre de paix, le Cocon du Bonheur, a pignon sur la douce rivière Ouareau. On s’y réveille aux chants de la faune qui l’entoure. Après le petit-déjeuner, on a mis le canot à l’eau et essayé de pêcher, mais avec ce soleil battant à grands coups de « je t’Aime », l’achigan a assurément préféré se tenir au fond du lit, peinard.
Histoire de pêche…
Ma blonde n’était jamais allé au ciné-parc de sa vie. Juste avant le crépuscule, en bon ado gentleman, je ne l’ai pas emmené au bout de la terre, mais à St-Ambroise-de-Kildare, voir De père en flic et Millénium. Très bonne soirée de cinéma : pop-corn, 7up, french kiss, buée dans les fenêtres de la hatchback. Pas tout vu Millénium… On y reviendra!
L’Est is more!
Le lendemain matin, nous devions partir très tôt pour Trois-Pistoles. Nous donnions un spectacle dans le cadre de la 7e édition de L’Échofête, premier festival environnemental à voir le jour au Québec. Superbe organisation, personnel professionnel, bénévoles généreux et souriants malgré la pluie et le froid qui les avaient assaillis depuis trois jours. (Une des charmantes bénévoles nous a d’ailleurs accueillit avec son foulard et ses mitaines. On parle d’un 26 juillet dans le Bas du Fleuve.)
Un grand chapiteau avait été érigé pour le week-end afin de présenter la dizaine de spectacles, beau temps, mauvais temps. Heureusement parce que la flotte tombait intense, ce dimanche en fin de journée. Tellement que, durant les tests de son, nous nous demandions s’il y aurait du monde pour le show.
Nos craintes se sont vite dissipé; trente minutes avant notre prestation, la salle était archi comble; de gens et de leur énergie.
Les verts l’ont l’affaire!
Je tire ma tuque et mon parapluie aux organisateurs de l’événement qui, à travers des animations, des conférences, des kiosques et des spectacles pour tous, œuvrent à conscientiser la population aux problématiques environnementales, en mettant l’accent sur des solutions intelligentes et visionnaires. M. Charest, on peut, on doit joindre l’économique à l’écologique. www.echofete.ca
En plus, ils savent sérieusement faire la fête; ils ont insisté pour qu’on reste avec eux jusqu’aux petites heures et qu’on les aide à laver le bar. Sûrement par souci d’écologie!
Bonne chance pour la prochaine édition : la 8e…

{ 1 comment… read it below or add one }
Salut Yann,
Ça fait un petit bout que je te regarde aller, que je te lis ici. De plus, « La vie n’est pas qu’une salope » « Guerrière » « Grande Brune » ont passé par mon iPod.
Mais là là, je me suis procuré « Un serpent sous les fleurs » et je suis accrochée
Tout simplement sublime ! J’adoooooore. Je crois que je serai parmi les spectatrices de ton prochain spectacle à Montréal.
Je voulais savoir à quoi tu pensais quand tu as écris la chanson : « Invente une langue pour me nommer » ? Je l’aime vraiment beaucoup et j’aimerais avoir ta vision des choses.
Pis en passant, je suis d’accord avec toi le ciné-parc ça se résume exactement aux mots que tu as écris plus haut.
Bref, au plaisir d’avoir une petite réponse pour la chanson, si jamais t’as le temps
Merci pis bonne fin de journée!
{ 1 trackback }