Prière d'y croire…

by yann on 26 juin 2009

Salut tout l’monde!

J’ai passé une très belle Fête Nationale sur les Plaines d’Abraham à Québec! La Fête, je l’ai savourée et célébrée en chevauchant l’énergie de ce texte que j’ai écrit  pour la dernière édition du Festval Voix d’Amériques. Je l’ai aussi lue dernièrement à l’émission « Vous êtes ici » animée par Patrick Masbourian sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada. 

Bien à vous,

Yann xx

 

Voici deux phrases tirées d’un éditorial de M. Alain Dubuc de La Presse, le 20 janvier 2009 (Journée d’assermentation d’Obama à la présidence des USA…).  «  Le rêve, ce n’est pas du vent. Il y a une puissante énergie dans le rêve d’un peuple, une force créatrice qui peut mener loin si on réussit à la canaliser. ». Belle grandeur d’esprit! Malheureusement, cette permission de rêver n’est pas pour nous, Québécois. M. Dubuc parlait du rêve des Américains… (Hey, eux-autres ils l’ont l’affaire les Amaricains, hein Alain?!)

À lire M. Dubuc et ses amis, j’ai le sentiment de faire partie d’un peuple de bons à rien. Comme si nous n’étions qu’une bande d’individus qui ne devaient se lever chaque matin que pour sauver leur petite et médiocre sécurité matérielle et financière.

La Crise Économique? Je compatis avec ceux que ça bouleverse, mais de mon côté, je la vis depuis que j’ai choisi d’assumer ma vocation d’artiste citoyen engagé indépendant. Ma dignité, mon entreprise, mon écologie, mes combats, mon amour, ma liberté, mon art mes rêves, l’instabilité… je les vis au quotidien. Et ce sont mes durs labeurs qui me donnent ma force. Ma vitalité.

L’existence est mouvement. J’ai pris la décision de construire, de créer, d’innover, de rechercher, de rythmer, de résister aux tentations faciles et aliénantes. Je façonne mon histoire avec soin et courage parce que je la veux merveilleuse, ma vie. Et je ne suis pas le seul.

Non, M. Dubuc, vous et vos amis ne réussirez pas à éteindre cette flamme qui brûle au fond de moi, au fond de million de femmes et hommes de toutes origines nés ici, ou qui ont choisi d’y vivre. Vous pouvez nous dire que le projet de souveraineté du Québec est dépassé, je vous réponds que ce projet est moderne, stratégique et nécessaire économiquement, culturellement, socialement et écologiquement. Vos régimes de peur et de statu anti coïte ne m’envoûtent pas du tout.

Je préfère la planète Passion.

Calme dans la Crise, je le suis, je le serai. Je veux vivre le clair de la brume, l’inverse du fini.

Vivre le jour de la nuit. L’inverse de l’absence.

L’inaltérable fruit de toutes les fleurs d’espoir, réunies.

Et le rêve… cette fureur de vivre… ce besoin d’autonomie.

Mes amis (es), il ne faut pas arrêter d’y rêver, d’y travailler et d’y croire.

Mes amis (es), les doutes font partie de ce grand processus tumultueux qu’est la création ; de soi et de son pays que l’on veut fort, prospère, ouvert et en maîtrise.

Mes amis (es), il faut y croire.

Comme l’a si bien écrit l’éditorialiste québécois Alain Dubuc (!):

«Le rêve, ce n’est pas du vent. Il y a une puissante énergie dans le rêve d’un peuple, une force créatrice qui peut mener loin si on réussit à la canaliser. »

Yann Perreau

 

 

{ 7 comments… read them below or add one }

Manon juin 26, 2009 à 12 h 40 min

FANTASTIQUE YANN!!!
T’ES UN VRAI DE VRAI !!

LÂCHE PAS J ‘AI HÂTE DE TE VOIR A LATULIPE.

BYE BYE

MANON

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Isabelle juin 26, 2009 à 13 h 05 min

Grand Yann, si tu étais devant moi, je te baiserais les pieds!

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Marie-Pier J juin 26, 2009 à 23 h 05 min

Merci Yann! Merci Merci ! Merci de me rappeler le rêve, merci de me ramener à mes passions, merci.. la vie c’est pas juste comme on nous la dessine.

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Alexandre Lavoie juin 29, 2009 à 10 h 32 min

wow !

Merci Yann.

Deux fois bravo pour amener tes convictions sur la place publique. C’est en parlant quotidiennement que nous l’obtiendrons!

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Pascale juin 30, 2009 à 10 h 07 min

Et bien si ce grand et noble projet est du rêve, jamais il n’aura été aussi près d’une réalité qui m’enchante.

Superbe texte… merci!

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François Larouche juin 30, 2009 à 11 h 02 min

Salut Yann.

J’étais pas là cette année sur les plaines, mais j’y étais y a une ou peut-être 2 années quand tu as crié que tu voulais un pays devant une foule plutôt moribonde (ou partie sur la brosse). Je me suis dit alors que tu avais des couilles et que ça fessait chaud au coeur de voir des gens (pas des artistes, juste des gens) qui avaient le courage de leurs convictions.

Et encore aujourd’hui, avec ce texte, tu as le courage de t’afficher, de dire ce que tu penses.

À cette époque de Star académie, du tout-pour-pas-déranger-personne, à cette époque de la « Seconde grande noirceur », je te salues, pis je te dis bravo.

François.

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André Ségal juillet 3, 2009 à 8 h 31 min

Mon ami Claude m’a envoyé ce texte. Nous sommes l’un et l’autre de vieux intellectuels qui avons milité pour la souveraineté du Québec depuis les années soixante. Nous nous désolions du déclin tranquille et de l’absence des jeunes pour prendre le relai.
Vous nous rendez de l’espoir. Merci.

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